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jeudi, 03 juillet 2008
Devinez ? C'est les vacances ! Enfin, "ce sont", pour le coup
ça y'est, je suis en vacances. J'ai presque envie d'écrire "encore". J'ai presque eu trop de temps libre cette année. Pensez à me le rappeler quand je serai débordée l'an prochain ! 14:23 Publié dans Des fois, aussi, je bosse | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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Ma graisse, mes muscles et moi
De toutes mes nouvelles habitudes, le sport est celle qui a le plus changé ma vie. J’étais aussi sportive qu’une brique. Une brique qui marchait, certes, parce que les transports en communs de ma ville restent moins efficaces que mes pieds.
J’ai fait l’onéreuse et encombrante acquisition d’un vélo d’appartement et ne cesse depuis de venter ses vertus. Le sport à domicile. Mieux encore : le sport en lisant un livre ou en regardant un épisode de votre série favorite. Mais encore, pour moi, le sport sans témoin. Oui, quand je fais du sport à l’extérieure, j’ai l’impression que tout le monde me regarde. Oui, je me décourage à l’idée de croiser un voisin quand je rentre les aisselles et l’entrecuisse dégoulinant de sueur.
De plus, mon vélo sacrifie à ma boulimie de chiffres. Minutes écoulées, tour de pédales, distance virtuelle parcourue, pulsations minutes et surtout, calories brulées.
Il y a aussi la piscine. Paradoxalement, bien que j’y sois presque nue, je ne me sens pas si exposée. Puis je dois dire que je ne nage pas trop mal. Puis j’aime tellement ça, être dans l’eau.
Pédaler dans le vide, aller et venir dans un bassin, remonter le menton vers les genoux, encore, lever les bras malgré le kilo pendu à chaque main. La brique commence à se bouger.
Mons corps est ma nouvelle création. Je sculpte mes formes comme j’aquarelle un paysage. J’ai un croquis en tête et tente de le reproduire le plus fidèlement possible, le long d’un bassin ou dans un bol de soupe. Affiner ici, durcir à cet endroit.
Le sport ! J’ai gouté au sport et, surprise d’abord, j’ai craché la première bouché. Puis j’ai fait un effort, par sentiment d’obligation, et les cuillérées suivantes furent sans saveur. Et maintenant ? Je monte sur ma selle comme je m’accorde une friandise, prépare mon sac de piscine comme s’il s’agissait d’un gouter festif. Je regarde ma montre et me demande, anxieuse, si j’aurais le temps de pédaler une heure avant le repas.
La balance grinche, la perte de poids ralentit car le muscle pèse. Je pose la main sur mon estomac et sens mes nouveaux abdos tout dur. Je claque ma cuisse et c’est un muscle qui regimbe. Cruella (ainsi s’appellent-elles toutes) ne fait pas la différence entre graisse et muscle alors je corrige pour elle. A ce rythme, il me faudra des années pour atteindre mon objectif en termes de poids. Qui ça inquiète ? Je ne suis pas pressée.
11:22 Publié dans Corps gras (nouvelle en 11 post) | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note