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mardi, 15 juillet 2008

Instance maternelle

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Avertissement : tous les exemples de ce post sont strictement authentique. Pour une fois, je n'ai même pas eu à faire appel à mes exagérations coutumières.
 
 
Ma mère a le don de m'énerver. Pour chaque situation, elle sait exactement, parmi la gamme incalculable de phrases acceptables, trouvée celle qui va me mettre hors de moi. 
 
Ma mère maîtrise à la perfection l'art de la petite remarque anodine. Vous savez, le pic lancé en passant, sur le ton de l'insignifiant, pour pouvoir se défendre ensuite "Mais je n'ai rien dit, juste que quand on a eu un 8 à son dernier contrôle d'anglais, on ne regarde pas la télé un mercredi après midi" Pour pouvoir lever les yeux au ciel, exaspérée, parce que je m'énerve alors qu'elle n'a "rien dit".
 
Ma mère, c'est aussi les phrases sympas. "Tu sais, j'ai été jusqu'à l'hypodrome à vélo l'autre matin.
Mon père : Et bien dis donc, ça fait une sacré balade. Combien de kilomêtres ? Plus de trente, non ? C'est bien ! Tu fais des progrès !
Ma mère : Et tu as fais le tour de l'hypodrome ? Parce que les chevaux sont derrières, ça sert à rien de rester devant."
 
Ma mère détient la clé pour vous compliquer la vie à distance. Avec des tas de petites choses. Des choses pas vraiment grave, des petits efforts qu'on vous demande, un service par ci par là. Et il y a des periodes, comme en ce moment, où c'est tout le temps. Exemple banale à mourrir "Ah tu montes samedi ? A quelle heure ? Ah, après être allée au marché. Tu peux me prendre deux melons pour midi ? Oui ? Ah, merci beaucoup. Oh puis finalement, prend m'en quatre, on en mangera deux fois. Et quelques courgettes ça t'embète ? Un kilo. Mais pas les vertes foncés, des niçoises. BOn, puisque tu peux me prendre des légumes, il me faut un kilo de carottes, une batavia si elle est belle, deux concombres, du mesclun, et jette un oeil aux fruits, prend ce qui est beau. Oh, puis comme il y a des oeufs frais à ton marché, il m'en faudrait six."   Voilà comment je vais devoir retourner faire mon marché perso demain parce que je n'ai pas pû prendre tout ce que je voulais, trop lourd à porter. 
 


 
 
 
 
 
 
Le début des vacances d'été marque pour moi le rituel des contrôles chez les médecins. Vistes annuelles. Ophtalmo, dentiste, gynéco. Tous les ans, je prends mes rendez vous plus de 15 jours à l'avance, pour avoir les dates et les horaires que je veux.
 
Jeudi, on nous change les compteurs d'eau. J'avais rendez-vous chez la gynéco vers 15H. Rendez-vous reporté, on devait être présent tout l'après-midi. Là dessus, ma mère : "Tu as un rendez vous chez l'ophtalmo mardi, non ? Parce que je n'arrive pas à avoir un rendez vous qui colle avec les horaires de bus. Tout ce qu'elle me propose c'est jeudi à 11h30. Il faut pourtant que j'y aille rapidement... Je ne vois plus rien, je n'arrête pas de me cogner et de tomber, demande à ton père." Qu'est ce que j'étais censée répondre à ça ? "Ok maman, prend mon rendz vous de mardi et dit à la secrétaire de me noter jeudi à 11h30, puisqu'ils ne viennent que l'après midi pour les compteurs."
 
Sauf qu'hier, les horaires pour les changements de compteurs d'eau ont été modifié. Maintenant, ils passent... jeudi MATIN !
 
 
Je sais que ce n'est pas complètement la faute de ma mère.
Pourtant, c'est après elle que je suis vraiment ENERVEE !