27.08.2008
Moi d'aout
Quelques petites choses tapées pendant les vacances. Rien de transcendant mais ça compensera ma flemme de taper autre chose.
Huit jours déjà que je suis coupée d’Internet et, en tout cas c’est l’impression qui me taraude, du monde. Peut-être seulement d’un pan de mon monde. Mon blog, notamment, tu me manques. Je me languis de tes fenêtres. Il ne m’en faut pas moins pour retrouver une vieille pratique : les chroniques.
Les noms ont été nombreux, changeant au fur et à mesure des blogs et des lieux d’où je tapais, mon préféré restant « Chroniques du mini palace », selon le blase attribué à ma dernière chambre de cité U. Le principe, lui, n’a jamais bougé : posts tapés lors d’un défaut de connexion et publié a posteriori, quand l’occasion s’en présentait. Je crois qu’on y retrouvait un ton, une écriture, communs à toutes et rarement présents dans mes autres posts. Les Chroniques, c’est la page Word de l’envie d’écrire qui bouffe l’estomac ou la poitrine. Et cette presque vingtaine de jours à la montagne me poussent donc à renouer avec les Chroniques. En voici la première.
Mercredi 13 août 2008 – 11h23 Chronique d’un défaut de civilisation
Huit jours. Montagne et grand air. Je ne suis pas formellement malheureuse d’être ici cette année. Je pense qu’un endroit que tout le monde aime tant autour de soi finit forcément par se faire aimer. Comme on termine de se sentir chez soi dans les lieux où l’on revient périodiquement. La vérité, c’est que je me suis sentie, quelque part, obligée de sacrifier une nouvelle fois cette année à la tradition clanique de la famille à laquelle je me retrouve attachée malgré moi, via Celuiquej’aime.
Puis j’ai fait en sorte de supprimer les temps morts cette année. J’ai décrété que ces vacances seraient sportives ou ne serait pas. Qu’au moins cette retraite quasi imposée et souvent accommodée des repas riches et plantureux concoctés par notre cordon bleu de propriétaire ne mette pas à mal toutes les conquêtes de régime de ces derniers mois.
So, nos journées sont occupées entre marche, VTT, piscine, et prise de soin de mes diverses courbatures. Un peu de lecture ici et là, d’écriture à l’occasion, et je peux perpétuer la chose jusqu’à la fin de l’été. A condition de supporter ma belle-mère. Oui, parce qu’elle est là, dans le studio voisin du notre. Dans l’ensemble, ça ne se passe pas trop mal. Mais quand on vit quasiment ensemble… J’ai quitté mes parents, ce n’est pas pour supporter la même chose de ceux des autres. Elle s’impose avec rigueur de ne pas empiéter sur nos vacances, ce qui se traduit, par exemple, par nous interdire de faire la vaisselle ou de préparer le repas. Sauf quand elle n’en a vraiment pas envie. Alors elle ne nous demande qu’indirectement de la faire, mais ne résiste guère longtemps à se mêler un tantinet des choses, jusqu’à finir par faire quasiment tout elle-même. Par ailleurs, elle n’hésite tout de même pas à nous demander tout un tas de petites faveurs, sans importance à ses yeux, qui nous gâchent facilement à elles seules une partie de nos journées, sans que l’Instance Maternelle ne s’en formalise. Ainsi, la succession d’antinomie qui berce nos journées m’agace lentement.
Hier, on a fait un court saut dans la civilisation : une journée à la ville pour régler différentes formalités. Tellement que je n’ai même pas eu le temps de me connecter pour voir mon blog, d’éventuels commentaires, et encore moins taper un post vite dit.
Après un coup de fil affolé de ma cruche de banquière pour m’annoncer que le chèque de paiement de la voiture avait été annulé pour défaut de signature, je m’en suis allé présenter mon vélo (et surtout sa roue arrière qui couine depuis quelques jours) à un monsieur fort sympathique chez Décathlon, faire l’heureuse acquisition d’une nouvelle paire de chaussures de rando et de chaussettes accordées, passer un temps infini chez Peugeot pour régler tantôt au téléphone tantôt de vive voix mon problème de chèque, de carte grise et de plaque (97 CCG… la Petite Rouge a maintenant son « nom » définitif), manger avec Ma Copine Communiste et son Chéri Stalinien, faire des courses pour une semaine d’après une liste sans queue ni tête de ma belle mère (je veux bien acheter des yaourts, des pèches, du gel douche, du labello et du pain, mais concrètement, on mange quoi aux repas là dedans ?), arroser mes plantes dont deux menacent de faire lâcher d’ici mon retour, vérifier mes comptes, faire le plein et pas loin de trois heures trente de route au total.
Ah, et recevoir mon avis d’imposition pour 2007.
Si vous saviez combien j’ai envie d’une balade à dos de mérens sur les sentiers qui sillonnent notre cher bois noir…
Mercredi 19 août 2008 – 18h56 Chronique d’une amputation à programmer
J’ai une énorme ampoule sur le flanc de l’orteil gauche (si tant est qu’un orteil ait un flan). En fait, j’ai une énorme ampoule apparue par dessus une petite ampoule. Au cours d’une fort agréable randonné ce matin.
Depuis que je suis rentrée, je m’efforce de faire en sorte que l’orteil concerné ne rentre en contact avec aucune surface solide. Vous avez déjà essayé de marché sans votre gros orteil ? N’étant pas une habituée des ampoules, je suis complètement désarmée. Chez moi, je courrais (à cloche pied bien entendu) à la pharmacie du coin pour demander un remède miracle à mon vieux pharmacien chauve. Ou alors, j’irai tapoter sur Internet en quête d’une solution « maison » qui ne tarderait pas à apparaître. Coincée ici, je suis condamnée à écouter l’avis de mes différents colocataires et voisins. Le problème étant qu’ils n’ont pas tous le même (d’avis, hein). Alors je fais quoi, moi ? Je la laisse vivre (et boite discrètement pendant les deux ou trois prochains jours) ? Je m’autocharcute, la perce et ôte la peau morte ? Je la transperce d’une aiguille et d’un fil que je laisse ensuite dedans ? Je la trempe dans l’eau froide le plus longtemps possible ? Je fais confiance à qui ? Et surtout, je vexe qui ?
Jeudi 20 août 2008 – 11h24 - Chronique d’une nuit chaotique
J’ai commencé à faire des rêves de rentrer. Pas des cauchemars, mais des rêves qui ne m’ont pas non plus laissé dormir tranquille. J’espérai avoir encore quelques jours de répis…






Trackbacks
Voici l'URL pour faire un trackback sur cette note : http://miette.hautetfort.com/trackback/1770686
Écrire un commentaire