30.09.2008

Suite à au post du 25 septembre et ces commentaires

A la demande générale d'Héphaïstos (hum), le contenu de l'affiche que mes élèves ne comprennent pas ou ne lisent pas, je ne sais toujours pas. La mise en page a sauté mais ça donne une assez bonne idée.

 

Pour venir au C.D.I.

 

Vous devez vous présenter

 

en début d’heure

 

et rester jusqu’à la fin de l’heure

 

Pendant la pause déjeuner, vous devez :

 

- vous présenter à 11h00 et rester jusqu’à 11h45

 

- vous présenter à 12h45 et rester jusqu’à 13h20 (cinq minutes avant la sonnerie afin de pouvoir récupérer vos affaires dans vos casiers)

 

Les élèves retardataires ne seront plus acceptés.

 

Aucun élève ne sera autorisé à quitter

le CDI avant le sonnerie

 

 

 

 

28.09.2008

D'Art

Mercredi, je suis allé voir une exposition retrospective de Hans Hartung -link- à la Fondation Maeght -link-


Je ne sais pas si on peut dire que j'ai une bonne culture artistique. J'ai été élevée par une paire de parents amateurs d'art qui m'ont trainée dans pas mal d'expos. J'ai grandi au côté d'un père artiste, anciens des Arts A' (école d'Arts Appliqués de Paris), avec des carnets de croquis qui trainaient en bout de table, de l'encre de Chine sur les doigts et une version très personnelle des arcanes du Tarot accrochée au mur de la salle à manger. J'ai aussi (ou ainsi) optée pour l'option Arts Plastiques au lycée, carton à dessin sous le bras et histoire de l'art au petit déjeuner.


Pourtant, je ne me sens pas vraiment capable de parler de cette exposition. Wikipédions Hartung et ça donne ça. Si on le googlise, on obtient ceci. Et une recherche d'image toute simple donne un bonne aperçu de ce qu'il peignait.

On entend souvent une certaine doxa, critique de l'art moderne, qui dit qu'il n'y a plus besoin de technique, qu'il suffit de faire trois taches sur une toile blanche, de compresser trois ordures dans une boite en plexi ou d'empiler trois bidets sur une estrade et d'appeler cela Art, que c'est du foutage de gueule, que ça ne rime à rien.

ça, je comprennais déjà assez bien, sans forcément être d'accord.

Par contre, on entend aussi ces gens piqués d'érudition qui prétendent qu'une toile, qu'une scultpure, qu'un concept les touche, provoque chez eux une vive émotion, les tourneboule.

Et ça, je ne comprennais pas vraiment parce que moi, ça ne m'étais jamais arrivé.

Bien sûr, j'ai vu des choses qui m'ont plu et d'autre qui non. J'ai vu des choses que j'ai trouvé belles, ou intéressantes. J'ai vu des choses qui m'ont surprise voir interpellée. Mais jamais je n'avais ressenti réellement une vive émotion face à une oeuvre d'Art, quelle qu'elle soit.



Mercredi, j'ai vu un certains nombres de toiles que j'aurais volontiers accrochées chez moi. Deux, notamment, avaient un format et une teinte idéal pour le mur blanc au dessus de mon canapé.

J'ai vu une toile qui, toute abstraite qu'elle soit, m'a fait pensé à un Shadock et je me suis pris un fou rire toute seule.

J'ai vu deux triptyques qui ressemblent de façon troublante à ce que dessinne mon père.

J'ai vu un Kandinsky peint par un autre que Kandinsky.

J'ai vu l'original de l'affiche accrochée face à ma place à table chez mes parents pendant presque 10 ans et ça fait franchement bizarre.

J'ai vu une toile qui faisait penser à un fond de maquette, quand toutes les routes ne sont pas posées, quand on voit encore bien les cales, quand les batiments ne sont pas encore fixés à leur place.

J'ai vu du Jakson Pollock par Hans Hartung ce qui revient au même mais dans des teintes différentes.

Mais surtout, j'ai vu une toile qui m'a coupée le souffle, fait acceléré le coeur et noué l'estomac. Une toile qui m'a accrochée et dont je ne me suis détachée qu'après de longue minute. Une toile auprés de laquelle je suis revenue trois fois pour être sûre. Une toile de trois fois rien de traits et de couleurs. Pourtant, on aurait dit qu'elle brulait. Il y avait du mouvement, il y avait de la vie... Cette toile...

Oui, cette toile.

25.09.2008

Mi-figue, mi-raisin

libraire (photo-libre.fr).jpgUne question me tardaude.

 

Ai-je tort de partir du principe que mes élèves savent lire ?

24.09.2008

"Raciste"

jakpot.jpgHier, un élève m'a traité de raciste parce que je refusais de lever une heure de retenue attribuée, selon lui, de manière injuste.

 

Je crois que j'aurais supporté "connasse", "salope", "sale pute", "pauvre conne", "batarde", "face de pet", "bachibouzouk", "cervelle d'huitre", "chienne", "charogne", "cinglée", "Anus de Poulpe", "crevure", "cul de baboin", "dégénérée chromosomique", "fonctionnaire", "garage à bite", "grosse merde puante", "molle du bulbe", "mange merde", "grosse truie", "ordure purulente", "peau de bite", "poufiasse", "résidu de fausse couche", "vicelarde", "étron"...

 

mais "raciste"...

 

PS : pix => vous connaissez

PPS : à connaître => la machine à insulte "Espèce de fendasse minable de raclure de dessous de bras gauchiste infantile chef de culture chez Jardiland gras double tête de cul qui pue de l'entrejambe !!!!" Héhé

23.09.2008

Brrrrr

automne.jpg

Tous les indicateurs sont réunis :

- le calendrier est formel ;

- le trottoir de ma rue vire au jaune orangé ;

- ma penderie s'est allégée de deux pièces (veste et écharpe) ;

- ça tonne, ça tombe et ça cascaille ;

- quand le réveil sonne, il fait encore nuit noire ;

- mes dates de retour de prêt s'annoncent pour octobre;

- ça parle vacances de Toussaint dans les couloirs ;

- demain, c'est l'anniversaire de Celuiquej'aime :

 

L'automne est là.

 

Et bien là.

 

 

Et merde.

 

pix : même au boulot... SURTOUT au boulot ==> photo-libre.fr

21.09.2008

Lobotomie

...*clignot*...*clignote*...*clignote*...le curseur dans l'angle superieur gauche du cadre texte.

Panne d'inspiration/angoisse de la page blanche/rienadire ?

Plutôt mal-au-crâne-jusque-dans-la-racine-des-cheveux...

18.09.2008

Scène matinale

escalier colimaçon 2 (photo-libre.fr).jpgCe matin, 8h, la sonnerie vient à peine de tinter, je débarque dans "mon" CDI, commence à peine à faire ma mise en route (qui consiste pour l'essentielle à allumer les ordinateurs et descendre les chaises de dessus les tables) quand j'entends des pas dans mon escalier.

 

ça, c'est le grand jeu du boulot. Le CDI est encaissé sous le niveau de la cour et de la rue. L'accès se fait par la cours, sur une mezzanine, puis par un escalier aveugle. Donc moi j'entends la porte s'ouvrir puis des pas decendre l'escalier sans savoir qui va débarquer. Là, comme ça, je m'attendais à voir un élève. Quelque part entre la 4ème et la 5ème marche, j'optais pour une élève (talons) puis vers la 10ème marche, pour une prof. Un peu avant la vingtième marche, je tranche pour la Conseillière d'Orientation qui n'est là que le jeudi et commence à 8 heures.

 

Ben non, raté : ma Chef !

Moi : merde. Madame la Chef... Bonjour !

Elle : Bônjôur. Comment allez vous ? ça va ? Vous êtes bien installée ? Tout se passe bien ? Il est beau ce CDI quand même. J'adore y venir.

Moi : Et bien puisque vous me posez les mêmes questions qu'à chaque fois qu'on se voit, je ne me force pas à répondre, vous ne m'écouterez pas.

Elle : Moûi. Je venez vous voir parce que vous ne décrochez pas le téléphone.

Moi : J'ouvre à 8h. Il est 8h. Avant 8h, je suis pas là. Puisque j'ouvre à 8h. Rappelez vous, vous m'avez même dit que vous vous en foutiez que je vienne à 8h, qu'il n'y aurait pas d'élèves, tout ça. Qu'est ce qui vous fallait ?

Elle : Moûi. J'ai besoin du press book.

Moi : Le ?

Elle : le press book. Le classeur avec toutes les coupures de presse qui concernent l'établissement.

Moi : Je n'ai aucune idée d'où il peut être. Vous êtes sûre qu'il est au CDI. Parce que je l'ai déjà remué dans tous les sens et je n'ai rien vu de tel.

Elle : Oui oui. J'en ai besoin pour demain. Appelé l'ancienne doc si besoin.

Moi : Très bien, je vais faire en sorte de mettre la main sur ce truc qui n'est pas ici.

 

J'ai passé un bon moment à essayer de joindre la collègue qui était là avant. J'ai aussi de nouveau remué tout le CDI, histoire d'être sûre. J'ai demandé à une bonne dizaine de personne s'ils ne savaient pas où serait ce classeur. J'y ai quand même consacré pas mal d'énergie aujourd'hui. Sans succés. Et pour cause : le press book en question n'existe pas.

 

Depuis deux ans, ma Chef fait découper des articles qui sont transmis au CDI. Elle est persuadée qu'il existait un press book. Mais elle n'a jamais demandé clairement à la collègue d'avoir un press book. La collègue affichait les articles puis les jeter, information perissable.

A part ça, la communication avec la hierarchie est au top dans mon établissement.

17.09.2008

100 mots de la page 100 de...

 

feist.gif

 

 

... Feist, Raymond e., Wurts, Janny, La trilogie de l'empire - 3 : Maitresse de l'Empire, J'ai lu, "Fantasy", 2007, 924 p.

 

" En tant que chef de guerre du clan Hadama et dame de la maison la plus puissante de l'Empire, elle est la première des souveraines. Et, en tant que pair de l'Empire, elle a une emprise dangereuse sur le peuple. J'admet parfaitement qu'elle n'est qu'un simple être humain ! Mais aucun souverain ne devrait être autorisé à posséder une telle influence sur l'Empire ! J'affirme que nous devriont dès maintenant réfréner ses excès, avant que les troubles ne grandissent et ne puissent plus être contenus.

Hodiku, en sa qualité de maître des débats, se frotta..."

 

En un mot comme en cent :

Empire

puisqu'il est au coeur des débats

 

 

D'habitude, je ne commente pas les "100 mots..." mais je suis d'humeur bavarde, et comme je t'ai un peu ignorer, ô toi mon blog, ces derniers temps, je me permets.

 

Je ne suis pas bonne en critique alors je fais appel à toute l'indulgence du lecteur qui, s'il est trop déséspéré par mon style et mon non-argumentation, s'empressera de se rendre chez BusterCasey pour se "régénérer".

 

Raymond E. Feist, donc. J'ai lu les Chroniques de Krondor, Les nouvelles chroniques de Krondor et je suis dans les dernières pages de La trilogie de l'Empire. Le tout est publié chez j'ai lu mais ils ont réorganisés les titres. Maintenant, tout s'appelle Krondor : *quelque chose*

- Les chroniques... sont maintenant Krondor : La guerre des Failles.

- Les nouvelles chroniques... => Krondor : L'entre-deux guerre.

- Suivi par (acheté mais pas encore lu) Krondor : La guerre des serpents.

- Puis Krondor : la trilogie de l'Empire. Ecris à 4 mains avec Janny Wurts.

ça, c'est au cas où je vous donne super envie de le lire, que vous filiez ventre à terre (hum) chez un libraire (ou à défaut, à la Fnac. Hum.)

 

Krondor. Royaume dans un univers médieviste comme tout univers d'éroic fantasy qui se respecte, dans lequel cohabitent des humains, des nains, des elfes et des magiciens.

La guerre des Failles (4 tomes) racontent la tentative d'invasion du royaume de Krondor par un peuple venu d'un autre monde grâce à une faille spatio temporelle magique. Mmh, ok, résumé comme ça, ça peut préter à rire. Mais non. Grâce à Feist, tout cela tient super bien la route. L'auteur prend le parti de suivre différents personnages, à différents endroits (oubliez la quête au héros unique). Le scénario est très riches et plein de rebondissements. On traverse le pays (et quelques autres mondes) dans tous les sens, déjouant les pièges, menant des terribles combats, pleurant nos morts et ovationnant les survivants. Jamais Feist ne se perd malgré la multiplication des lieux et des personnages. Il joue à merveille avec les histoires individuels qui se croisent et se mèlent à l'histoire plus général du Royaume.

Il réussit également la prouesse de créer plusieurs mondes qui tiennent tous autant la route car nous suivons l'un des personnages de l'autre de la Faille, dans un monde toujours médieviste mais à forte connotation japonaise ou plus largement, asiatique. (Et là, la lectrice nostalgique du Clan des Otori (Liam Hearn) se régale.)

 

Par contre, Feist joue pas mal des ellipses et survole un grand nombre de détails. Ce n'est pas forcément négatif puisque ça nous épargne les longueurs et la lourdeur. Mais il faut adhérer et la fan de Robin Hobb que je suis a eu un peu de mal au début (si vous ne connaissez pas, disons que ce que Feist dit en 4 tomes, Hobb l'aurait fait en 12 volumes. Au moins)

 

L'entre-deux guerres est en deux volumes mais assez indépendants l'un de l'autre dans le sens que chacun raconte une histoire pleine et entière qui n'est liée aux autres que par l'univers commun et le retour d'un certains nombres de personnages. Ces deux tomes concernent la génération suivante de celle qu'on suit dans la Guerre des failles, avec les enfants des personnages qu'on a connus jeunes avant.

On retrouve trés bien le ton et l'écriture des premiers volumes. Mêmes critiques et mêmes remarques.

 

Par contre, la Trilogie de l'Empire se distingue. Déjà, on a changé d'univers, on est sur Tsurannuani, de l'autre côté de la Faille. Les personnages sont tous nouveaux même si on croise à quelques occasions quelques uns de la Guerre des Failles et qu'on retrouve beaucoup de référence car les deux premiers tomes se passent pendant la guerre.

Ici, on s'attache à un seul personnage. Mara est une toute jeune femme quand on vient l'enlever du temple où elle devait passer sa vie pour la mettre à la tête de sa Maison, suite à la mort de son père et de son frère. Elle n'a plus de famille et se défendre seule dans un univers qui lui est assez hostile. Souveraine d'une grande famille, elle doit se préter au terrible Jeu du Conseil qui est en fait un meli melo d'intrigues politiques qui régit l'Empire.

L'action est ici beaucoup plus lente. D'abord, il s'agit beaucoup moins de guerres, de batailles, de grandes chevauchés, etc. Et pour cause : c'est le principe du Jeu du Conseil. Jouer sur les règles avec toutes la subtilité possible pour battre ses ennemis.

Ici, Feist et Wurts réussissent à mener les intrigues avec un finesse qui scotche le lecteur à son bouquin (et avec presque 1000 pages pour les tomes 2 et 3, il le fallait...) Les ruses sont habiles et mêmes si on a toutes les clés pour comprendre comment Mara va se sortir des différentes situations perilleuse dans lesquelles elle se retrouve, on anticipe rarement comment elles vont s'articuler.

Cette trilogie demande de l'attention et de la perspicacité. Et on a beau chercher l'erreur, tout tient la route. A la fin du dernier tome, Mara est une femme mûre. On l'a suivi ainsi qu'un certains nombres de personnages pendant plusieurs années. Ils ont tous évolués. Mais jamais rien ne se passe qui ne colle pas avec le portrait d'un personnage ou même avec les nombreuses règles qui régissent l'univers Tsurani. Et sur une histoire aussi longue, c'est assez incroyable.

Bon, par contre, n'attendez pas que Feist et Wurts bousculent les bonnes habitudes de ce type de bouquins. Les gentils finissent par gagner, les méchants sont toujours punis, on tue quelques personnages auxquels on s'était attaché histoire de relativiser le happy end. Mais même si on s'attend au résultat, on savoure le chemin emprunté pour y arriver.

 

Il ne me reste plus qu'à lire la Guerre des Serpents. J'vous raconterai ça.

14.09.2008

A table

gaz cuisine (photo-libre.fr).jpg

Depuis un peu plus d'un an que nous nous sommes installés Celuiquej'aime et moi, j'ai (en plus d'un Homme maniaque), un four. Et la cuisine qui va avec, of course. C'est un jouet qui me passionne par période d'une quinzaine de jour tous les deux ou trois mois.

J'ai donc testé tout un tas de recettes, glanées à droite à gauche. J'en ai ratées pas mal mais tout de même réussies beaucoup, j'en ai détourné quelques unes, j'en ai même presque inventée deux ou trois.  Mais après un peu plus d'un an, il y a toujours un truc qui me chiffonne.

99% des recettes qui impliquent de la levure de boulanger se réalisent avec un demi sachet de levure. Ce n'est déjà pas super précis en soit mais surtout puis ça suppose qu'on garde au fond d'un tirour un paquet entamé, qui finit toujours par semer une partie de son contenu au milieu des torchons. Mais alors, bon sang, pourquoi est-ce personne n'a pensé à vendre de petits sachets de levure ? Hein ?

 

pix : like no one ==>

12.09.2008

Mais pourquoi ?

télécommande (www.pxlfactory.com).JPG

J'pige pas.

J'ai bien compté, sur le Télérama et tout et tout : il y a DEUX épisodes de Smallville et DEUX épisodes de Jericho.

Quatre épisode, quatre coupures pub, deux séries différentes...

 

Nan, je comprends pas.

Pourquoi ils continuent d'appeler ça la trilogie du samedi ?

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