31.10.2008

Derrière la tête

Y'a des fois, tu regardes un DVD, et tu chantes pirate pendant deux jours.


podcast

 

Hoist the Colors

The king and his men
stole the queen from her bed
and bound her in her Bones.
The seas be ours
and by the powers
where we will we’ll roam.

Yo, ho, haul together,
hoist the Colors high.
Heave ho, thieves and beggars,
never shall we die.
Yo, ho, haul together,
hoist the Colors high.
Heave ho, thieves and beggars,
never shall we die.

Some men have died
and some are alive
and others sail on the sea
– with the keys to the cage…
and the Devil to pay
we lay to Fiddler’s Green!

The bell has been raised
from it’s watery grave…
Do you hear it’s sepulchral tone?
We are a call to all,
pay head the squall
and turn your sail toward home!

Yo, ho, haul together,
hoist the Colors high…
Heave ho, thieves and beggars,
never shall we die.

 

PS : Je cherche la traduction des paroles, si vous avez ça quelque part (ou que vous avez un bon anglais et un peu de temps à perdre). Parce que là, je ne trouve que les paroles de la version française. Ce qui est différent, vous en conviendrez. ;-)

30.10.2008

Monstres, dinosaures et autres Brutes

monster_4.jpg

Oui, je sais, la photo prête à condusion mais non, je ne me lance pas dans un post sur Halloween.

Vous avez peut-être remarqué qu'un logo a fleuri il y a quelques semaines (jours) sous la photo dans la colonne de droite. C'est un petit lien vers un jeu en ligne dont la prof frustrée de ne pouvoir taper sur ses élèves de temps à autres que je suis se delecte : j'ai une agence de monstres dont le boulot est d'effrayer les petits enfants la nuit, dans leurs chambres.

ça ne vous rappelle pas comme un dessin animé ?


Pour le moment, j'ai une petite agence de niveau 2, de deux monstres (Vaudoo et Mouftard) et deux téléportails (un a Turin, l'autre à Dubaï). Je terrorise quelques enfants et pour le moment, j'ai rempli tous mes contrats avec succès.




J'ai découvert depuis peu de temps des jeux qui correspondent tout à fait à mon mode de fonctionnement d'adulte (arg) active (re-arg). Je ne suis pas une maniaque des jeux vidéos mais quand je commence, j'ai tendance à ne plus le quitter mon écran pendant des heures. Là, sur croque monster, on peut remplir un contrat par monstre et par jour. On signe le contrat et à minuit (heure local en fonction du téléportail concerné), le monstre remplit le contrat tout seul. Il ne me faut donc que quelques minutes par jour pour choisir mes contrats, lancer la fabrication de quelques objets dans mon laboratoire, et bien sûr, faire flatuler mes monstres pour participer au réchauffement climatique.


Dans le même genre, j'ai une brute niveau 7, histoire de taper sur quelqu'un
ma brute.gif
et un dinosaure niveau 6 qui ressemble à s'y méprendre à mon gorille en peluche
dino.jpg


Par contre, puisque mes 6e ne jurent que par les Iop, les Feca, les Sacrieurs, les Cra et autres Bouftons, Tofus et Dragodindes, j'ai fini par m'inscire sur Dofus, voir de quoi ça a l'air.
Résultats : quand je commence, j'y passe deux heures minimum... et la grande attraction qui précédée les vacances consistait à venir me voir au CDI tout intimidé pour me demander si c'était vrai que je joue à Dofus. Hum

selden.jpeg
link :
Croque monster, pour faire flipper le plus d'enfants possible
Se défouler, être une vraie Brute
Se lancer dans l'élevage de Dinosaures

That's all folk !

29.10.2008

Dans le gaz

IMG_2797.JPGJe suis de retour. Et je suis dans le gaz. C'est comme si le temps s'était arreté pour moi durant les derniers jours mais qu'il avait continué pour le reste du monde, qu'il fallait que je rattrape. En même temps, je suis épuisée. Alors je m'accorde une journée de trainage en pyjama, DVD et M6 replay pour récupérer les Desperate d'hier soir.

 

Je vous promets que les prochains posts seront plus consistants et que je quitterai les sujets sinistres. Mais là, je vais m'écrouler sur mon canapé que je ne quitterai que pour prendre un très très long bain.

 

22.10.2008

Quoi dire ?

Hein, quoi dire ?

 

Je pars demain dans la soirée.

L'enterrement a lieu vendredi matin.

Je ne sais pas quand je rentre.

Je ne sais pas, du coup, quand je blogue de nouveau.

 

Euh... Ben, quoi dire ?

18.10.2008

...

Ma grand-mère est entrée à l'hopital ce matin.

 

Elle n'en sortira pas.

 

Je suis incapable de faire autre chose que de pleurer, encore et encore.

 

Je voudrais pouvoir déverser ma tristesse sur le monde entier.

 

15.10.2008

Note positive

coupe champagne.jpgLundi, pour une formation à la con (si, si, j'ai des arguments, je peux justifier, c'était une formation à la con), j'ai dû me rendre dans le lycée où j'étais stagiaire l'an dernier.

Je me suis, comme il se doit, présentée à la loge en arrivant. Où j'ai croisé le concierge, sa femme et deux factotum (comment ça se met au pluriel ça ?) auprés de qui j'ai travaillé pendant un an. Aucun ne m'a reconnue et je n'ai pas eu le coeur d'insister.

Je ne me suis pas laissée abattre et je me suis rendue directement au CDI où j'ai retrouvé, émue, mes collègues de l'année passée, dont mes deux tutrices successives.

Il n'a fallu que quelques minutes aux élèves pour me remettre dans le bain, me demandant des renseignements comme si je travaillais de nouveau là bas.

J'avais oublié comme les besoins des lycéens peuvent être destabilisants. Quand mes élèves me demandent des livres sur Seth et Osiris, les lycéens ont besoins de documents sur la physique quantique (?) ou l'utopie "mais Madame, il ne faut pas que ça soit une contre utopie et j'ai déjà Le Meilleur des Mondes et 1984, ah et aussi je veux pas Thomas Moore il est trop dure à lire." (ok, je range tout de suite Platon et Machiavel).

J'avais aussi oublié l'agitation, le bazar tant dans la banque de prêts que sur les rayonnages, la réserve et ses archives inaccessibles, mais aussi le matériel informatique de super qualité, la place, l'espace, mais encore le bruit, la quantité d'élèves présents en même temps, les piliers plantés là où ils gènent le plus la surveillance, mais tout de même la quantité incroyable de document disponnibles, la volume des cartons de commandes (et oui, 3,5 fois mon budget tout de même)...

 

Mais voilà.

Dans mon nouveau bahut, jamais un élève n'aurait demandé un livre ou un renseignement à une personne qu'il ne connaissait pas sans l'avoir préalablement harcelée de question.

Et vous êtes qui ?

Et pourquoi vous êtes là ?

Et vous restez combien de temps ?

Et vous travaillez où sinon ?

Et ils sont comment vos élèves à vous ?

Et l'autre documentaliste, elle va partir ?

Puis dans mon nouveau bahut, le facto, la concierge, les femmes de ménages, les personnels de cuisine, m'appellent tous par mon prénom.

Puis le CDI dont j'ai hérité, avec ses petites étiquettes, son code couleur, ses livres droits sur les étagères, ses bd qui débordent du bac, sa politique de rangement vertical (c'est vieux et/ou c'est pas utile et/ou je sais pas ce que c'est et/ou je sais pas quoi en faire : ça part à la poubelle), ce CDI me ressemble bien plus que celui où j'étais l'an dernier.

 

Jusqu'ici, j'étais plutôt contente de mon poste, même si, grande raleuse devant l'éternel, je trouvais des choses à redire. Depuis lundi, je suis encore plus satisfaite de mon poste, je réalise que je préfère vraiment le collège, et que j'ai intérêt à bien profiter parce que ça ne sera pas toujours comme ça.

Vous savez quoi ? J'aime vraiment ce métier. Vraiment.

11.10.2008

A mes amis libraires, à ma famille du Livre

pillule (www.pxlfactory.com).JPGJ'allais publier un post d'auto-apitoiement pour vous décrire par toutes leurs faces les différentes grains de papier de verre qui tapisse ma gorge, vous donner les prévisions noires de bison futé pour la circulation de l'air dans mes sinus dans le sens des départs et des retours pour ce week end de début d'automne, vous parler de la demi-tonne de parpaing qui appuient sur mon crâne depuis mon réveil, peut-être aussi essayer de nommer les muscles les plus courbattu de mon dos et mes épaules... Bref, ma plaindre comme je sais si bien le faire (hum) de la crève qui m'assome.

 

Mais découvert que les libraires se cachent pour mourir.

Et j'ai plus envie de me plaindre mais de vous exorter à aller jeter un oeil sur ce blog.

Toi qui travaille (peut-être pour plus très longtemps mais déjà depusi quelques années) dans une librairie ;

Toi aussi qui bosse comme moi dans un CDI, une bibliothèque, une médiathèque, bref en contact avec des gens qui LISENT ;

Mais encore Toi qui est lecteur ;

Toi qui a déjà essayé d'offrir un livre sans rien connaître des goût de la personne ;

Toi qui a tenté d'acheter un livre sans connaitre ni titre, ni auteur, ni editeur, ni collection mais en soutenant qu'il est petit et blanc avec une photo en couleur sur le devant ;

Toi qui aime la bande dessinée sous toutes ses formes ;

toi, toi, toi,

VA LA BAS ! Et régale toi.

 

 

pix : pxlfactory

PS : un peu d'indulgence pour une Laël carrément malade, bien qu'elle ne soit pas sous antibiotique, merci

 

08.10.2008

Note peu gaie. Voir lugubre.

feuilles mortes (www.pxlfactory.com).JPG

La grand-mère de Celuiquej'aime est en train de mourir.

Oui, je sais, techniquement, on est tous en train de mourrir. Mais là, elle est à l'hopital et à priori, elle n'en sortira pas. Une saleté. Une tumeur, non-opérable, qui grossit, qui se disperse, qui fait des petits. L'hopital la garde. Ils soignent la douleur. Morphine. Et quand ça fera trop mal, ils donneront trop de morphine. A priori.

 

Je n'aime pas vraiment cette femme. Je ne la déteste pas non plus. En fait, je n'éprouve pas grand chose pour elle. Il faut dire que je ne l'ai jamais connue avec toute sa tête et que les rares fois où j'ai un peu parlé avec elle, je l'ai surtout aidé à faire tourner la conversation en rond ("Vous savez, tout ce que je vous souhaite, c'est d'être comme moi à mon âge. - Je l'espère aussi ! - Parce que, à 85 ans... Ou 86 ans ? 85 ? Je ne sais plus. Je suis née en 19 alors. - Oui, oui. - Et je suis bien encore, je vais bien. - Je vois ça, oui, vous avez l'air en forme. - A mais vous savez, j'ai toujours été solide. Tout ce que je vous souhaite, c'est d'être comme moi à mon âge. - Je l'espère bien, oui. - Parce que, vous savez, à 85 ans... Ou 86 ans ? etc).

Mais Celuquej'aime, je n'arrive pas à savoir. Il dit qu'il vaut mieux qu'elle parte comme ça, sous morphine, sans souffrir, et sans même vraiment se rendre compte qu'elle où elle est et ce qui se passe. La dessus, je suis d'accord. Mais à part ça, je n'arrive pas à savoir ce qu'il pense ou ressent. On peut se faire une raison en se disant qu'il vaut mieux qu'elle meure comme ça mais être triste quand même.

 

L'Instance Paternelle (oui, c'est sa grand-mère paternelle) n'aime pas sa mère. Il a de bonnes raisons pour ça. Elle s'est appliquée avec grand soin à gacher sa vie pendant des années jusqu'à ce qu'il fuit de chez ses parents. En encore, elle n'a pas complétement arreté ensuite. Je crois qu'il n'est pas triste qu'elle meure. Je crois même qu'il est soulagé.

 

Je ne juge absolument pas. Ce qu'il y a c'est que j'ai l'impression qu'à coté de l'indifférence de son père, qui se déplace à l'hopital par sens du devoir plus qu'autre chose, Celuiquej'aime ne peut pas vraiment éprouver quoique ce soit d'autre. Pourtant, bien qu'il ne soit plus très proche d'elle depuis quelques années, elle s'est beaucoup occupé de lui quand il était petit et il a de bons souvenirs d'elle.

 

J'avoue que je ne sais pas quoi faire pour l'aider. Je ne suis même pas certaine qu'il ait besoin d'aide. Mais les sursauts agités qui perturbent ces nuits depuis dimanche me laisse à penser que oui...

 

 

 

 

pix : pxlfactory

07.10.2008

God bless America


Les habitants du monde entier devraient voter pour élire le Président américains. Non ?

06.10.2008

Où il est question d'autorité

Anecdote :

hier dimanche, nous nous sommes rendu (en 107, rouge) dans la famille de Celuiquej'aime fêter les 5 ans d'un cousin. Celui-ci a eu pour cadeau tout un tas de playmobile. Bien sûr, il a voulu y jouer immédiatement. Histoire d'échappée à la discussion crispée qui s'engageait alors à table, je suis passée au salon avec le gosse pour me lancer dans le montage d'une galère romaine imposante. d'un camp retranché et d'un char à quatre chevaux façon Ben Hur. L'oncle de l'Homme (le père du gosse), Celuiquej'aime et un autre cousin ont pris ma suite. Nous voilà donc répartie en deux équipes de montage, l'Homme et son cousin, l'Oncle et moi. Nous avons hérité du montage de la galère, le plus gros morceau.

Voilà la partie qui m'intéresse vraiment en fait. Suite à une erreur de montage, je me retrouve à dire à l'Oncle quelque chose comme "Mais non ne défait pas tous les neoud on en aura besoin tout à l'heure. Contente toi de défaire celui-là". Je vous laisse remplacer ça dans le contexte. Là, il s'est raidi et m'a lancé un regard noir, puis a cherché à se rattrapre en me lançant assez séchement "Ne le prend pas mal mais j'ai un problème avec l'autorité d'une façon générale".

 

Anecdote (autre) :

Ce matin, j'ai eu deux heures de cours avec des 6ème. La première classe a été géniale. Dans la deuxième classe, deux élèves m'ont empéché d'avancé et ont fichu le bazar tout le long. Malgré mes coups de gueule, mes remarques et mes punitions (non, tu ne participes pas au jeu, non, ce n'est pas toi qui manipule l'ordinateur c'est ton voisin, non, tu ne te mets pas en groupe avec ton copain), ils ne se sont pas calmé.

 

Anecdote (encore une) :

Dans la salle des profs ces derniers jours, il y a comme un clivage : ceux qui ont vu Entre les murs de Bertrand Cantet, et ceux qui ne l'ont pas vu. Depuis samedi, j'ai pu passé du second groupe dans le premier. Tout le long, je n'ai pas arreté de penser "Mais non, il s'y prend mal ce prof, c'est pas ci ou ça qu'il aurait dû faire mais..."

 

Mon developpement maintenant :

J'ai l'impression de souffrir d'un énorme manque d'autorité et que mes reflexes ne sont pas les bons. Je connais certaines règles et m'efforce de les suivre comme ne pas laisser toute les menaces en suspend puisque très vite, les élèves savent qu'elles ne tombent pas. Pourtant, je fais des erreurs grossières. Et surtout, je suis complétement démunie face à certains élèves. Et à cpoté de ça, je me retrouve à employer sans m'en appercevoir un ton assez autoritaire pour que l'oncle de mon homme en prenne ombrage (et après vérification auprès de Celuiquej'aime, l'Oncle ne s'est pas emaballé pour rien). Ma belle-mère m'a dit une fois qu'il émanait de ma personne une autorité naturelle. Pourtant, je ne me vois absolument pas comme ça.

A l'IUFM, on m'a appris comment devait se comporter un élève. On m'a appris qu'il ne fallait pas tolérer un autre comportement que celui qui est indiqué. On m'a appris à demander le silence, à ne pas faire cours dans le bruit et l'agitation, tout un tas de principe dans ce genre. Et au delà de ça, on m'a appris à sanctionner.Mais concrétement, je fais quoi ?

 

 

Dites, comment on fait ça, l'autorité.

 

 

edit 15h53 :

Anecdote (encore) : Mon père était de passage dans le coin à midi. On a mangé ensemble et je lui ai fait visiter le CDI. Il est arrivé avec moi à l'ouverture, après la pause de midi. Les élèves ont été silencieux et disciplinés, comme ils ne l'ont jamais été quand je suis seule. Autorité naturelle ?

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