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vendredi, 11 juillet 2008

"Aurevoir Madame, passez une bonne fin de journée !"

aquarelle 2.jpg

En général, pour l'achat de quelques produits de beauté, la plupart des magasins offrent des échantillons gratuits. [Tu sais, lecteur, ce truc dans un petit sachet en plastique hermétiquement fermé qui peuple toutes les salles de bain, empilés tant bien que mal, qu'on finit toujours, dans les rare cas où on les utilise, par ouvrir avec les dents, avalant un bon tiers du contenu avant de le vomir dans le lavabos]  La vendeuse (ne poussons pas le féminisme jusqu'à nier qu'il s'agit à 99,9999% de femmes) doit alors effectuer un choix parmi la multitude d'échantillons disponnibles.

 

Là, plusieurs méthodes se concurrencent. 

Il y a les vendeuses qui ne se compliquent pas la vie et ditribue les mêmes à tout le monde, voit pioche au hasard, si bien qu'on se retrouve neuf fois sur dix avec des trucs absolument pas adaptés, genre l'échantillon d'après-rasage au gingembre. 

Il y a celles qui se renseignent "Je vous mets des échantillons ? [interrogation réthorique] Qu'est-ce qui vous intéresse ?" Efficace pour ne pas décevoir le client mais peu efficient pour ce qui est de la découverte de nouveaux produits.

Mais aussi, il y a celles qui choissisent les mêmes produits que ceux que nous avons achetés, mais dans une autre marque ou une autre gamme. Puisqu'on vient de griller notre carte bleue pour ça... 

Et surtout, il y a celles qui mettent toute l'étendue de leur expérience professionnelle à notre service et choisissent, après avoir, en quelques instants seulement, évalué d'un oeil expert nos besoins (qu'on ignore nous même le plus souvent). Il devient alors particulièrement instructif d'étudier les échantillons ainsi séléctionnés, résultat de l'observation de connaisseuse d'une professionnelle de la beauté.

 

Et souvent, particulièrement vexant.

 

Que doit-on penser des 4 échantillons d'anticerne glissés innocemment par la vendeuse au fond de notre cabas ?

Ou de la lotion pour peau très grasse jetée là avec notre ticket de caisse ?

Du fond de teint anti imperfections ultra couvrant ?

Du déo longue tenue efficacité 200%, 72h/24h ?

De l'après-schampooing pour cheveux particulièrement indisciplinés ? 

 

On le sait. Oui, ne nie pas, toi aussi tu le sais. Mais on ne tient pas forcément à savoir combien ça se remarque. Non ?   

 

La moral de ce post, c'est que je reviens de chez Yves Rocher, pour ne pas leur faire de publicité. J'ai acheté un peu de maquillage, couleurs d'été, rien d'extraordinaire. J'ai fouillé mon sac. J'ai tous les échantillons [lotion, savon, crème de jour matifiante, de nuit hydratante et masque express] de la gamme pour peau à imperfections.

Je pense assez y retourner demain. Pour flanquer ma main en travers de la gueule sans imperfections de la vendeuse et les lui faire bouffer, ses échantillons. 

 

pix : pour une fois, une aquarelle à moi, retouchée à l'ordinateur

jeudi, 10 juillet 2008

Big Apple

 

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Petite, ma famille n'avait pas beaucoup d'argent. Je ne cherche pas à faire pleurer dans les chaumières. Je n'étais pas malheureuse et je ne crois pas en avoir cruellement souffert. Bien sûr, ça a pu me manquer de ne pas pouvoir suivre le train des autres. Mais de tous les affres de mon adolescence, le manque d'argent n'était guère que le cadet (voir le benjamin, c'est dire).



Enfin, c'est vrai que mes parents n'en avait vraiment pas des masses.

Déjà, à la fac, il m'arrivait de me sentir riche de ma modeste bourse d'étudiante tributaire du Crous. Mais depuis la rentrée, avec mon pourtant pas si glorieux salaire de fonctionnaire, c'est Broadway ! Je dépense du fric dans des tas de trucs rien que parce que je le peux. Et ça m'apporte une satisfaction que je n'aurais jamais soupçonnée auparavant. Je m'avilie, victime consentante de la société de consommation.



C'est lors d'une de ces dépenses compulsives que je me suis rappelée une anecdote. (J'te préviens, elle n'a rien de drôle ni même de grandiose, c'est juste qu'elle sert mon propos). Gamine, une amie d'enfance était au village pour les vacances. Sa mère avait proposé de nous emmener à la plage mais l'amie en question avait oublié son maillot de bain chez elle, à Massilia. Sa mère ne s'est pas emboucannée en réflexion et lui en a acheté un nouveau. Tu te rends compte ? Un maillot neuf. Alors qu'elle en avait déjà un, un autre, chez elle.

Ouais, je sais, ça n'a rien d'extraordinaire. Mais ça m'avait vraiment marqué. Parce que mes parents n'auraient pas fait ça. Ils auraient retourné tout le village pour trouver une autre gosse de ma taille susceptible de me préter un maillot. Ou il m'aurait envoyée à la plage en short. Ou même ils auraient annulé la sortie plage. Mais ils n'auraient pas fait la dépense. En tout cas, j'en été persuadée à cette âge là. Et j'ai ressentie quelques choses de... Cette femme, cette maman, elle détenait un pouvoir vraiment puissant. Rien que parce qu'elle pouvait décider ça, de racheter un maillot de bain.



Pourquoi je vous parle de ça ?

Parce que tout à l'heure, je suis passé chez Peugeot voir la voiture qu'on a décidé d'acheter, Celuiquej'aime et moi. Juste la revoir. Pour être sûre. Pour ouvrir le coffre et en évaluer la contenance, pour m'asseoir à l'avant, pour poser deux ou trois questions à la Commerciale. Et finalement, je l'ai commandée. Comme je craque sur un débardeur à rayure au fonds d'un bac de soldes. Ou presque. Si je voulais la couleur que j'avais choisi, un rouge tellement appaitissant que Blanche Neige croquerait même dans une portière, c'était soit tout de suite, soit dans plus de trois mois. Alors j'ai appelé l'Homme et j'ai signé. Aussi simple qu'un paraphe au bas d'un chèque d'acompte de 300 euros.



Si gamine, on m'avait dit que je pourrais, sur un presque coup de tête, signer un chèque de 2000 francs qui ne me mets même pas à découvert, pour avoir une voiture.... Neuve...



 



Je me rappelle l'achat de Titine. Ma Super 5. Voiture d'étudiante. (Très ) bons et loyaux services. Mes parents me l'ont offertes. Jamais, même quand j'ai passé le permis, j'aurais imaginé qu'ils puissent m'offrir une voiture. Cet achat c'était... PWAH ! J'en sautillais encore deux semaines plus tard. Qu'est-ce que j'ai adoré cette voiture ! A peine assise dedans. Demandez à Tite Sis, elle vous racontera mes mails enthousiastes où j'annonçais son arrivée comme celle d'un nouveau né. Faire-part virtuel, mon immatriculation en guise de prénom. C'était tellement important. C'était le début d'une liberté à 100% Mais surtout, c'était un effort financier énorme pour mes parents.



Je ne ressentirai pas ça pour la 107. C'est trop simple. On peut le faire. Voilà. Où signe-t-on pour le crédit ? Trop simple, trop évident.



Je devrai sauter de joie.

Pourtant, j'ai une boule dans l'estomac. Un je-ne-sais-quoi qui me rend vraiment triste...



Pix : Pour une fois, la photo n'est pas libre de droits. Mais au prix que je paie la bagnole, Peugeot peut bien m'accorder une photo !

mercredi, 09 juillet 2008

"La trahison Internet" ou "Big Brother is watching you", même si c'est pas bien original

Histoire de famille.

 

Au sens large.

 

 

Souvenez-vous.

Un ami de mon frangin se lance dans le blogging. A taton. Il rencontre quelques problèmes avec son hébergeur. Donc je m'en mèle, forcément. ;-) Puis comme c'est un bon blog (ne revenons pas sur la question existentielle du "qu'est ce qu'un bon blog ?" je vous en prie), je le suis, lui colle un marque-page dans mon navigateur et un lien sur mon blog.

 

Quelque temps plus tard, mon frangin, contaminé à son tour (oui, le blogging est une maladie, et oui, c'est contagieux, et non, ça ne se soigne pas, condoléances...) se lance sur la Toile collaborative avec sa modeste mais très réussie contribution à la blogosphère.  Nouveau post pub, une nouvelle fois plus que mérité. Pour le coup, ma Tite Soeur (qui n'est pas celle de mon frangin, d'ailleurs) s'en mèle à coup de commentaire. Soit. 

 

Jusqu'ici.

 

Dans mon coin, j'ai commencé à me dire que je ne jouais pas vraiment le jeu, lisant Frangin et Ami sans les laisser me lire, eux.

 

Avant que je me décide à transmettre l'adresse de mon blog, Frangin avoue que grâce aux stat' du blog d'Ami qui donnent la provenance des lecteurs, ils ont l'adresse de mon blog depuis plusieurs semaines maintenant.

 

Heureusement que mon frère est un homme intègre et que, sachant que je ne tenais pas à ce qu'il lise mes posts, il a décidé de ne pas utiliser cette adresse.

 

Mais Internet m'a trahi.

 

Et ouais, maintenant, je me sens con avec tous mes anti mouchard, anti cookie, anti trasseur, anti virus, anti trucs que je ne connais pas...

  

En quelques liens :

L'ami Bustercasey

Mon frangin, Divité grecque amatrice de (vieux) jeux vidéos 

 

mardi, 08 juillet 2008

Moi ?

Le mois dernier, quelqu'un a attérri ici en demandant "femme dominatrice" à son moteur de recherche.

 

Qui ça ? Moi ? 

100 mots de la page 100 de...

... Quelque chose à te dire, Marie-Sophie Vermot, Ecole des Loisirs, "Medium", 2008, 138 p.

 

 "... n'est pas ma préoccupation principale. Encore que cette découverte m'ait fichu les jetons. Je ne me sens plus tellement en sécurité dans cette  satané baraque.

- Tu soupçonnes Julia.

- Je n'en sais rien, je te dis.

Nathan soupira bruyamment. Dans le couloir, la sonnerie du téléphone se déclencha, les faisant sursauter. Nathan se leva d'un cond et courut répondre.

- Oui, elle est là, entendit Ariane. Je suis désolée, Julia. Figurez-vous que nous avons fait des crèpes et, du coup, nous n'avons pas vu le temps passer. Oui, je sais que vous adorez les crèpes. Ecoutez, je..."

En un mot comme en cent ?

Soit Julia

parce qu'au final, là est toute la question

Soit crèpes

parce qu'il est l'heure du repas

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