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dimanche, 20 juillet 2008

100 mots de la page 100 de...

... Phaenomen, Erik L'Homme, Gallimard jeunesse, "Folio junior", 2006, 261 p.

 

 "Je vais dire un secret à Achille. Et à Anatole. Comme ça, je suis sûr qu'ils ne le répéteront pas ! Je ne suis jamais allé à l'école. Enfin si, seulement une journée et j'étais tout petit. La maîtresse parlait tout le temps, il y avait de la musique en bruit de fond. Et mes camarades de classe riaient, criaient, ne restaient en place. J'ai senti comme une rivière m'envahir, une rivière de bruits et d'images qui emportait mon esprit loin de moi. Je me suis bouché les oreilles de toutes mes forces, j'ai fermé..."

En un mot comme en cent ?

secret

comme dans tout polar qui se respecte.

 

samedi, 19 juillet 2008

# 3 - La rue est un spectacle

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  Jeudi, c'était ma première sortie !

 

Nous sommes allé jusqu'à la banque. J'ai découvert la rue que je guettais au balcon ! 
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 Et voilà ce que j'ai vu !
 ( ** click **)
pour voir plus grand 
 
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Le tramway est un animal curieux qui a la tête semblable à la queue ce qui fait qu'une fois l'image figée, on ne sait s'il arrive ou s'en va. C'est troublant.
 
 
 
 
Nous nous rendions à la banque et Laël voulait vous faire partager quelques choses qu'elle trouve bizarre :  les horaires de son agence.  
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 Hier, nous partions pour Paris. Et oui, ce post a été programmé pour combler le vide pendant notre absence. A notre retour, d'autres photos !
 
 
 
 
pix by Laël

vendredi, 18 juillet 2008

J'pars

vielle loco (photo.libre.fr).jpgJ'm'en va à la Capital.

Je rentre mercredi à des heures indues. Je vais essayé de trouver 5 minutes pour programmer quelques posts en mon absence mais je garantie rien.

 

J'vous laisse les clés, ne mettez pas trop le bazar pendant que je ne suis pas là. 

jeudi, 17 juillet 2008

# 2 - "Papa pique et Maman coud"

 J'ai la sale impression d'être un cadavre sur une table d'autopsie. Un billot de bois sur l'établis d'un bricoleur maniaque.
 
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Nous avons glané des miettes. Bouts de tissus et de ficelles, jeux de couleurs et de matières, ciseaux de toutes tailles pour bistouris, papier de verre en guise de gaze, verni et peinture pour maquiller les cicatrices.

Il va nous falloir nous débrouiller de ce fourbi. C'est aujourd'hui que je viens au monde.

 

 

Etape par étape...

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De points de couture en fils de couleurs, de poncage en douceur à vernis protecteur. Jupe virginale taillée dans un fonds de set de table à peindre. Marinière peu féminine, certes, mais j'en aime la teinte. Avant ça, j'ai subi le coup de poncage, gommage au papier de verre, et une première couche de vernis. Se protéger des agressions extérieurs. Un vernis mat en bombe, crème solaire de ma peau de bois.

 

Un peu plus tard...

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Je sèche à l'air du balcon. Nouvelle couche de vernis sur un visage tout neuf. Je sens l'amertume de Laël. "Si seulement il était aussi simple de fixer pour de bon un maquillage". Elle m'a alloué une face souriante et pose les derniers détails de ma tenu. Je réclame des cheveux. A défaut, elle me propose un chapeau...

 

Voilà, terminé. 

Je me présente, je m'appelle Miette. Nice to meet you. Hum.

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 Je goute ma liberté toute neuve à l'air du balcon. Maintenant, je veux voir la vie, je veux voir la rue !

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pix by Laël 

 

mercredi, 16 juillet 2008

# 1



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J'ai la tête tordue, les épaules de travers, les membres contusionnés. Les lignes qui traversent mon corps se contredisent. Mes articulations de billes de bois ne tournent pas ronds. Mon corps de bois vernis et de ressorts métalliques est meurtri sur toute hauteur. 

J'éclos à peine de mon sommaire emballage de carton. 

 

Je n'ai pas encore de nom. Je ne suis pas. Pantin de bois, poupée à croquer aux proportions interpellantes.  

Premier contact avec la lumière et sous le flash de l'appareil photo, j'ai un peu honte car je ne suis nue et entravée, perchée sur ce socle, l'abdomen transpercé par une tige qui m'agraphe à mon ancre de bois.

Mais Laël ne m'a pas sortie de là pour me gardée plantée là à ramasser la poussière. Je me plie à l'objectif car on a une idée derrière le crâne. Et un sac de fournitures glanées dans des boutiques de beaux arts et de bricolages. Quelques liens piqués ça et là sur Internet. 

Mais pour commencer, il va falloir qu'on me trouve un nom. Une idée ?

 

pix by Laël (sur toiles by Laël aussi) 

mardi, 15 juillet 2008

Instance maternelle

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Avertissement : tous les exemples de ce post sont strictement authentique. Pour une fois, je n'ai même pas eu à faire appel à mes exagérations coutumières.
 
 
Ma mère a le don de m'énerver. Pour chaque situation, elle sait exactement, parmi la gamme incalculable de phrases acceptables, trouvée celle qui va me mettre hors de moi. 
 
Ma mère maîtrise à la perfection l'art de la petite remarque anodine. Vous savez, le pic lancé en passant, sur le ton de l'insignifiant, pour pouvoir se défendre ensuite "Mais je n'ai rien dit, juste que quand on a eu un 8 à son dernier contrôle d'anglais, on ne regarde pas la télé un mercredi après midi" Pour pouvoir lever les yeux au ciel, exaspérée, parce que je m'énerve alors qu'elle n'a "rien dit".
 
Ma mère, c'est aussi les phrases sympas. "Tu sais, j'ai été jusqu'à l'hypodrome à vélo l'autre matin.
Mon père : Et bien dis donc, ça fait une sacré balade. Combien de kilomêtres ? Plus de trente, non ? C'est bien ! Tu fais des progrès !
Ma mère : Et tu as fais le tour de l'hypodrome ? Parce que les chevaux sont derrières, ça sert à rien de rester devant."
 
Ma mère détient la clé pour vous compliquer la vie à distance. Avec des tas de petites choses. Des choses pas vraiment grave, des petits efforts qu'on vous demande, un service par ci par là. Et il y a des periodes, comme en ce moment, où c'est tout le temps. Exemple banale à mourrir "Ah tu montes samedi ? A quelle heure ? Ah, après être allée au marché. Tu peux me prendre deux melons pour midi ? Oui ? Ah, merci beaucoup. Oh puis finalement, prend m'en quatre, on en mangera deux fois. Et quelques courgettes ça t'embète ? Un kilo. Mais pas les vertes foncés, des niçoises. BOn, puisque tu peux me prendre des légumes, il me faut un kilo de carottes, une batavia si elle est belle, deux concombres, du mesclun, et jette un oeil aux fruits, prend ce qui est beau. Oh, puis comme il y a des oeufs frais à ton marché, il m'en faudrait six."   Voilà comment je vais devoir retourner faire mon marché perso demain parce que je n'ai pas pû prendre tout ce que je voulais, trop lourd à porter. 
 


 
 
 
 
 
 
Le début des vacances d'été marque pour moi le rituel des contrôles chez les médecins. Vistes annuelles. Ophtalmo, dentiste, gynéco. Tous les ans, je prends mes rendez vous plus de 15 jours à l'avance, pour avoir les dates et les horaires que je veux.
 
Jeudi, on nous change les compteurs d'eau. J'avais rendez-vous chez la gynéco vers 15H. Rendez-vous reporté, on devait être présent tout l'après-midi. Là dessus, ma mère : "Tu as un rendez vous chez l'ophtalmo mardi, non ? Parce que je n'arrive pas à avoir un rendez vous qui colle avec les horaires de bus. Tout ce qu'elle me propose c'est jeudi à 11h30. Il faut pourtant que j'y aille rapidement... Je ne vois plus rien, je n'arrête pas de me cogner et de tomber, demande à ton père." Qu'est ce que j'étais censée répondre à ça ? "Ok maman, prend mon rendz vous de mardi et dit à la secrétaire de me noter jeudi à 11h30, puisqu'ils ne viennent que l'après midi pour les compteurs."
 
Sauf qu'hier, les horaires pour les changements de compteurs d'eau ont été modifié. Maintenant, ils passent... jeudi MATIN !
 
 
Je sais que ce n'est pas complètement la faute de ma mère.
Pourtant, c'est après elle que je suis vraiment ENERVEE ! 

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