« lun 14 jui - dim 20 jui | Page d'accueil | lun 28 jui - dim 03 aoû »

dimanche, 27 juillet 2008

Faire ses adieux

feuilles mortes (www.pxlfactory.com).JPG



Ma voiture s'appelle Titine.

On l'a acheté (ou plutôt, mes parents me l'ont offert) un 28 février. C'était en 2003. Elle n'avait pas encore 12 ans, et moi à peine plus de 18. C'était... Oui, il y avait dans cet achat quelque chose de magique.

Des souvenirs avec Titine, j'en ai des milliers. Tenez, son nom, ce sont les gamins que j'avais en colo un été où je jouais les animatrices qui le lui ont donné. C'est parti d'une blague, ça ne l'a plus quitté. Je suis partie deux fois en camping avec ma Tite Soeur et elle, seules entre grandes filles. Il y a eu un nombre incalculable d'aller et retour à la fac, avec mon frangin. Un mémorable quasi tête à queue dans la neige aussi.  Et quand mon histoire avec Celuiquej'aime a commencé, elle a été le trait d'union entre le village où j'étais coincée pour l'été et la Grande Ville où il vivait et bossait. Je lui ai plutôt bien enfoncé une aile et fendu le pare choc arrière contre un arbre. On me l'a fracturé six fois en tout. J'ai changé deux vitres et un pare brise. Elle m'a toujours emmenée là où je voulais, ne m'a jamais lachée. Titine, c'est... ça a été ma liberté.

 

J'ai dit (et répété même) que je la garderai jusqu'à sa mort.

 

 

Je n'ai pas tenu parole.



Cet après midi, on s'est fait un tour d'honneur, une dernière fois le trajet entre ma ville et mon village, celui qu'on a tant fait ensemble. On s'est dit aurevoir en kilomêtres et en musique, chantant comme toujours quand seule avec elle.

Puis il a fallu que je la vide.

Demain, je la cède à Peugeot pour 300 malheureux petits euros de réduction sur ma nouvelle 107. J'ai dû oter de ma boite à gant une poignée de noix, souvenir de vacances volé par des petits cons ayant cassé une vitre puis remplacé par ma Tite Soeur. J'ai dû ranger le drap qui nous servait pour protéger les sièges des poils caramels de Jade, le labrador, tristement disparu depuis, de mon frère et sa Petite Chérie. J'ai remballé mon drapeau à Manif', mes sacs de courses, mon racloir à vitre et mon gilet jaune. J'ai ramassé tous les disques et les boites, tenté de rendre à chacun sa chacune. J'ai jeté des klinex, des stylos, une lingette, des enveloppes de dépot de chèques. Et comme une andouille, j'ai pleuré, là, dans ma rue, à deux pas des petites vieilles et de leurs hargneux petits caniches crèmes vivant dans mon immeuble.

Je ne sais pas si j'ai pleuré ma promesse non tenue. Ou si j'ai pleuré Jade, ce que je n'avais pas encore vraiment fait. Ni même si j'ai pleuré l'un ou l'autre des milliers de souvenirs que cette voiture contient. Je crois que j'ai surtout pleuré la page qui se tourne, car cette voiture est le dernier symbole de tout un pan de ma vie qui, somme toute, n'a pas été si malheureux. J'ai pleuré la magie qu'elle contenait et que je ne trouverai jamais dans une autre voiture. J'ai pleuré parce que, cet après midi, j'ai eu l'impression de trahir quelqu'un, et je ne sais pas s'il s'agit d'elle ou de moi.

 

Alors demain, même si c'est de l'argent foutu en l'air, je l'emmenerai faire un tour sous les rouleaux du Car Wash, histoire de la rendre présentable. Et même si je suis satisfaite de mon choix de nouvelle voiture, j'écraserai discrétement une larme, en l'abandonnant chez ses étrangers qui vont l'envoyer se faire autopsier. Et quitte à passer pour une folle, je n'oublierai pas de lui dire merci...

J'ai pas le temps !

sablier (photo-libre.fr).jpgJe suppose que c'est un peu la faute d'Hephaïstos639 et de BusterCasey si, depuis quelques temps, je culpabilise si je ne poste quasi quotidiennement car ils s'astreignent tout deux à une rigueur qui les honore en matière de régularité de publication. En attendant, j'ai pas le temps, et pas le sujet. J'aurais bien fait une chronique ciné, pour changer, car j'ai vu Hancock avec mon neveu l'autre jour, mais BusterCasey en a déjà fait une critique à laquelle j'adhère totalement alors je vais plutôt vous renvoyer chez lui ** clik **
 
pix : like usual : photo-libre.fr 

vendredi, 25 juillet 2008

Le microcosme du couloir

dauphin (photo-libre.fr).jpgDepuis quelques temps, je vais régulièrement (enfin presque) faire des longueurs à la piscine de mon quartier. Nager me détend. Mes congénères, eux, m'horripilent. Au final, les deux effets s'annulent, mais j'ai des épaules mieux dessinées. 
 
 
Le bassin de cette piscine est séparé en trois grandes parties :
  • un couloir pour les cours (natation pour les plus petits avec un maitre nageur/Ogre braillard belliqueux version blonde à cellulite en maillot de bain, aquagym avec Bernard, l'ami des vieilles du quartier, préparation à l'accouchement et son cortège de miettes dans les vestaires parce que le cours termine toujours par un gouter amical entre bonnes femmes, ce genre de choses...)
  • un grand espace pour ceux qui pataugent, jouent, font trempette, se rafraichissent, se noient les uns les autres, mattent, papotent, bronzent au frais, et tout ce qu'on peut imaginer dans ce genre
  • et le couloir des "nageurs en circuit". 
Avec mes environs 80 longueurs en une heure, je suis nageuse en circuit. Suivant les heures, je peux cohabiter avec un certain nombre d'autres nagueurs. Jusqu'à 3 ou 4 autres, on s'en sort. Au delà, ça se complique. Et quand on commence à être nombreux dans un couloir de 25m sur 2, il ne faut SURTOUT PAS être le nagueur le plus rapide et ENCORE MOINS, le nageur le plus lent.
 
Le nageur le plus rapide, en général, passe alors plus de temps à pester au ralentit derrière moins bon nageur que lui avant de doubler, ce qui n'est pas toujours facile quand quelqu'un arrive en fasse. Souvent, il jette l'éponge et s'en va au bout d'un quart d'heure. Tant il ne se comporte pas trop comme un con (comme le crétin qui fait des queues de poissons (sans mauvais jeu de mot) quand il vous dépasse), les autres nageurs sont plutôt sympas et lui facilitent les choses.
 
Par contre, le nageur le plus lent, se fait détester à hauteur de sa lenteur. Plus il rame (ha ha), plus on le hait. Plus il est jeune aussi. Les petits vieux se fatiguent trop vite pour qu'on ait le temps de se décider à les noyer. Les jeunes nageurs lents sont malheureusement également infatigables. 
 
Ma brasse coulée est loin d'être parfaite mais m'épargne dans l'ensemble ce statut déplaisant. Il m'arrive par contre de me retrouver à pester au ralentit derrière plus lent que moi. Mais ce n'est pas tant eux que j'ai envie de noyer. Non, mes désirs de meurtres vont en général aux gamins impudents qui traversent le couloir des nageurs sous mon nez. Ou, et c'est là qu'ils se font les plus vifs, aux bonnes femmes qui ont pris de bonnes résolutions entre copines et tiennent salons au bout du couloir, empéchant les autres de faire de vrais virages.
 
La moral de ce post (puisqu'il faut y trouver une chute) sera celles-ci : si une femme vous raconte qu'elle s'est prise en main, mise au sport, et qu'elle a passé une heure à la piscine avec des copines, demandez lui de préciser combien de longueurs elle a fait, histoire d'être sûr qu'elle a passer une heure à nager à la piscine. 

jeudi, 24 juillet 2008

De retour

IMG_2299.JPG

 
 
Nous revoilà, Miette et moi, après ce bref séjour parisien fort agréable. Très famille (mon tonton, ma grand'tante, ma grand-mère, ma Tite soeur et son chéri) mais aussi balades. Et photos. Puis comme je n'ai pas envie de raconter, je vais vous montrer. 

 

xxx Click pour voir en grand xxx 

 

IMG_2280.JPG
IMG_2288.JPG
IMG_2276.JPG
IMG_2314.JPG
IMG_2332.JPG
IMG_2343.JPG
IMG_2354.JPG
IMG_2363.JPG
IMG_2373.JPG
 
Miette était tentée par le Velib'
Et c'est comme ça qu'on découvre qu'il y a un site officiel du vélib'
On fait vraiment des sites pour tout et n'importe quoi... 
IMG_2384.JPG
 
 
 
IMG_2397.JPG
 
IMG_2403.JPG
IMG_2408.JPG
IMG_2424.JPG
IMG_2431.JPG
 
 
 
La tour Saint Jacques, tout juste achevée d'être rénovée 
 
IMG_2439.JPG
 

J'ai découvert Paris-Plage pour de vrai... Il faut être parisien pour se prélasser en maillot alors que j'avais ressorti manche longue et écharpe à cause d'un vent froid et insidieux. Puis les chaises longues à deux pas d'une foule compact qui va et vient sur le bord de seine... Sans compter les touristes qui vous prennent en photo depuis les ponts... Arf.
IMG_2448.JPG
 
 
 
A Paris, ils vendent des T shirt qui ont exactement le même humour que mon frère.
IMG_2435.JPG
 
Et enfin, à Paris, j'ai découvert des concepts qui n'ont pas atteint ma lointaine province.
IMG_2438.JPG 
  
 Et voilà.

mercredi, 23 juillet 2008

100 mots de la page 100 de...

... La chambre des morts, Franck Thilliez, Le Passage, "Thriller", 2005, 341 p.

 

 "- Sinon quoi ?

Sylvain s'empara de la pièce de métal et s'éloigna sans se retourner. Son coeur battait jusque dans sa gorge. Le jeu de la lumière avait maquillé Vigo de reflets démoniaques. Qui savait de quoi ce type était capable ? L'épisode de l'hématome sur l'arcade témoignait assez de sa folie.

Pas un mot ne perturba le trajet du retour. Juste des tensions occulaires et de la salive lourde.

Vigo déposa Sylvain, l'oeil brillant. Une fois seul, il sortit de la boite à gants la clé d'entrée qu'il avait dérobée et la fourra... "

 

En un mot comme en cent ?

démoniaques

comme l'intrigues de ce thriller...

 

mardi, 22 juillet 2008

Presque 100 mots de la page 100 de...

... Et tu te soumettras à la loi de ton perre, Marie Sabine Roger, Editions Thierry Magnier, "Roman", 2008, 143 p.

 

 "Dans la journée, de temps en temps, Maman lève les yeux de sa table de couture, observe longuement Fabien, regarde l'heure et puis baisse la tête, sans un mot. Je ne demande pas pourquoi, c'est inutile. Je sais que l'on pense pareil, elle et moi : la sale aiguille des minutes écorche l'air comme une faux, et moissonne le temps qui reste, à petits sauts.

La vie s'épuise au sablier, dans un lent tic-tac de pendule."

En un mot comme en cent ?

pendule

et temps qui passe, enterrent cette famille...

 

Toutes les notes